vendredi 30 mars 2012

Continues


Peut-être au final restera-t-il ce regard que j'ai pu poser sur toi, l'espace de quelques secondes?...


Ce bonheur dont nous avons tant parlé. 
J'y vais.
Cette vie dans laquelle tu as ta place. Cette quête.


Je serai là, toute proche...




"Je n'ai rien séparé mais j'ai doublé mon coeur"

jeudi 29 mars 2012

Enfance

Ramener à soi les odeurs de l'enfance... Passé. Temps passé.
On débouche une bouteille de vin et tout remonte, tout revient.
Et là, c'est pur, là c'est beau...


On crée. Contre, ou avec, on se situe toujours par rapport.


Faiblesse. Il faut y aller, se laisser porter, être détaché... Ça aussi ça me rappelle des choses, un texte, dans La Dolce Vita.
Pour pouvoir avancer, c'est nécessaire. 




Un texte pour porter les sentiments, pour porter le coeur malade.

Parce qu'il y a autre chose, je CROIS.


"Restons uniques" Que faire quand il faut se reposer sur les pensées qui aident, quelle dignité a-t-on quand on doit se reposer sur les autres? Je veux une réponse.


Toujours les mêmes motifs... Tapisserie de l'âme, les mots s'accumulent et partent vers nulle part? Difficile à croire, il y a bien quelque chose. Je refuse de croire que ça vient en vain. Il y a bien une finalité. Parfois c'est une photo.




On contourne, on se détourne, quand est-on au coeur des choses? Au coeur?  


Vers quoi aller. Demain des photos plus personnelles. Ici.
On vit et on se rend compte qu'on est un peu trop réveillé pour supporter, aimer le train-train quotidien qui stationne continuellement en gare.




Ce qui arrive dans l'instant. Ce qui vient du profond. Où on se livre, quel espace pour nos humanités... Écriture automatique, encre rouge. Noir de monde.


T'encenser parce que tu m'aides. Poésie. Donner du sens. Sens de l'amour, une direction à suivre?. Encore, encore, les mots, ce qui reste après. Seul soutien, t'encenser parce qu'au delà de ça il n'y a pas de sérénité.




Tourne en boucle... "Restons-en là", L'imprudence Bashung...

mercredi 28 mars 2012

Parler du temps

Degas et le Nu.


La musique me court après, et des "fantasmes de photographies".

Des choses simples. 
Une belle chambre. Avec des meubles anciens, une vieille baignoire très belle, un lit à baldaquin, des rideaux, une serviette. Un corps. Une main qui essuierait ce corps. Une éponge?... 
Un bas blanc. Les vêtements au bas du lit. Le peigne dans ses cheveux, le matin, le petit-déjeuner... 
Simple. Coloré et doux. 


"La femme à venir". Une photo à faire, là aussi...
C'est comme de la poussière. De la poussière de craie, une craie de couleur, qui s'envole quand on souffle dessus, doucement.
Et il faut l'attraper. Il faut aimer voir s'envoler les choses.
On voit tout dans nos mains, jointes, une prière quotidienne pour on ne sait qui. Les gens qu'on aime? Autre chose? Je ne sais pas.


Un peu plus de beauté. Je veux un peu plus de vie. Je veux.

Une grande bousculade. Non, une caresse géante plutôt. Quand tout prend sens, quand une oeuvre se crée, une oeuvre de sentiments, de mots, quand on saisit un peu que tout converge vers une seule fin, tout art, toute vie, on espère ça. 
Quelle fin? Je ne sais pas... L'impression qu'il y a un sentiment un peu plus universel, un absolu. Une sensibilité géante qui nous fait un, au-delà de nos intérieurs, dans nos intérieurs...


"Je vais te dire un grand secret J'ai peur de toi
Peur de ce qui t'accompagne au soir vers les fenêtres
Des gestes que tu fais des mots qu'on ne dit pas"


J'ai des feuilles d'or à ton effigie qui tapissent le fond de mes yeux.

mardi 27 mars 2012

J'attends

On rêve d'une tendresse sans égale.
On rêve d'un jour.
Et c'est comme l'enfance qui se prolongerait indéfiniment.
Comme un soleil le soir, une chaleur perpétuelle.
Ça fait partie du corps, et parfois ça se réveille, comme un désir juvénile. Comme la naissance... 
Ça tient dans une musique.
Ça tient dans une main?


C'est fini.
Ça sent les fruits dans la rue. Ça sent les souvenirs. 
Parfois c'est simple et on ne demande rien de plus. On ne se demande rien. 

J'avais commencé ces photos avec des bouts de verre que j'avais trouvés dans mon immeuble. J'ai écris dessus. Des mots qui étaient ancrés loin en moi. Et je les ai photographiés, ces bouts de verre. Ça m'a rendu heureux. J'ai arrêté il y a deux semaines. Plus de sens à ça. Je sentais que d'autres mots allaient remplacer ces mots-là qui m'avaient tant parlé. 


Je suis toujours étonné de constater à quel point le fait de mettre des mots (déjà, le verbe: mettre) sur nous, nos êtres, nos coeurs, mettre des mots sur les autres nous aide. Nous fait réaliser. 
On ne comprend que quand on met du langage sur ce qui est en nous. Je veux ces instants-là... LUCIDITÉ


samedi 24 mars 2012

Dimanche matin

On se lève, on comprend deux trois choses, une journée de gagnée? Et la musique vient bercer ce silence, la musique vient et se coule parfaitement dans ce mouvement, celui du matin... 

"On avance. Oui, on avance".


Parfois on trouve...

D'autres muses à qui parler, de qui parler, l'espace d'une pellicule l'espace d'un instant d'une heure...
N'importe où un hall d'immeuble ma chambre chez toi quelque part. 
On en revient aux mêmes combats... On attend quelque chose de plus grand. Oui, la joie est là, hier, voir ces planches-contacts et un tel bonheur, ces jambes, ce lieu, d'où ça vient?
La même incompréhension pleine de surprise, tellement délicieuse...


Où trouver des réponses à cette attente?


Et cette photo... On ne sait pas ce qu'il s'est passé, le mécanisme part en vrille, tant pis, on réarme, ça fera une photo de gâchée... Mais même pas, là, il se passe quelque chose. La photo parle. Écoutez-là...


Tu as été belle, tu as été silencieuse, nous avons partagé ce silence, tu as presque été plus sérieuse que moi! Moi qui me posait des questions avant les photos, qui ne savais pas, et en fait oui, il fallait faire ça avec toi, tout était bien. 


Voilà, un bonheur de photographier. Ce qu'on voit, ce qu'on ne voit pas, jusqu'où cadrer. Des photos qu'on a voulu faire et qu'on a pas pu faire. On les refait... "Elle nous défait" chante l'ami Dutronc sur la chanson Dou Douce. On y est: on tisse des liens, liens de coeur, de corps, tout ça s'entremêle, on perd le fil et on le retrouve dans un texte, une parole. 


Une photo de femme.
          

vendredi 23 mars 2012

Bonne nuit...

Trop fatigué pour prendre le temps de faire un beau message. Néanmoins...




Et de beaux rêves...

jeudi 22 mars 2012

Une rencontre

"La lumière la rencontre. Un instant, s'inventer des univers, des images transformées, déformées, réelles et inexistantes. Affabulation, reflet de la réalité qui devient autre et accède au rêve.
Mystère d'un double déformé, anamorphose d'une soeur jumelle infidèle et pourtant présente comme un miroir. La photographie nous surprend encore, pourquoi cette Rencontre?"


Saint-John Perse


Ce que j'aime, c'est prendre une photo et reconnaître ce qui s'y trouve. Mon émotion. Un visage.
C'est un tel bonheur...
Toi je t'ai photographiée pendant des mois et à chaque fois c'était le même cadeau.




Maintenant il me faut d'autres promesses...
Il me faut une autre confiance. J'ai l'assurance de la tienne.


... Je cherche des visages.

mercredi 21 mars 2012

Un semblant de réponse

Dans la dernière photo de sa série Les Écritures (1991), Bernard Faucon posait la question... "À quoi ça ressemble la fin du désir?".
Au milieu d'un désert, des mots qu'on dirait avoir toujours été là, des mots auxquels on aimerait avoir quelque chose à dire, une dernière chose, un appel?
Des mots devant lesquels il faut peut-être se taire...
Ou faire une photo. Créer quelque chose pour que rien ne meure, pour qu'il "advienne". Parce que même dans la mort, on veut un soutien. Pour moi, le soutien vient de ces mots que l'on chérit tant, et bien sûr de l'image. Une image pour peut-être apporter une réponse. Une image violente que je voudrai douce, et qui le sera... Plus tard, dans pas longtemps, demain? Quand je la donnerai.




Une photo en feu... Tiens, comme dans la chanson Love is like a cigarette. Voici quelques unes de mes cendres... Légères...

mardi 20 mars 2012

Un coin d'écriture

Temps sensé pour donner à voir.
Temps sensé pour épancher nos soifs.
Pour que ça reste.
Parce que je veux montrer. Il y a des choses à dire. Un blog comme un deuxième bureau, un bureau face au monde, et non plus face au mur.
Un petit coin d’écriture pour donner quelques mots, pour « faire voir »…
Photographier. Ou plutôt prendre une photo… Car il faut y aller. Car nous devons accepter, laisser s’insinuer en nous la beauté… La chercher. La prendre. Et l’offrir. Aux gens qu’on aime. Aux gens qui en veulent. Et, peut-être, un jour, apporter quelque chose à quelqu’un. Peut-être, oui, aider.
Offrir une photo… Pour se confronter à l’autre. Pour que le regard existe. Regard porté, regard apporté par un sourire un geste un sentiment regard qui, là encore, nous est offert et qu’il ne faut pas laisser filer…




On privilégie. On choisit. On cadre on brave la peur. On fait exister l’autre, on existe, on honore ce qui se passe… entre deux êtres entre l’humain. Temps sensé parce que tu n’es pas moi. J’ai aussi des secrets.
Instant latent. Qui me trouble je veux m’accrocher le temps passe si vite… Déclencher on ne sait pas on arrête tout quelque chose existe ? Non, on arrête rien. On se glisse dans le mouvement. On prend de la vitesse, on prend la mesure de ce qui se passe.
Souvent rien de ce qu’on n’a vu ne revient. Et parfois oui… Alors on s’accroche à ce oui à ce rire perdu idiot, un rire qui vient de l’enfance, devant une photo réussie.
Encre inénarrable la lumière trace sur le papier, le négatif la vision d’un visage aimé d’un moment que l’on a perdu que l’on gagne.